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D'Elles

Je connais mon corps au feminin pluriel

15 Juin 2014, 19:18pm

Publié par Darline Gilles

Notre cohabitation avec les autres peut être amplement favorable à notre quête de connaissance sur soi. L’autre par son apparence, ses comportements, peut nous plonger dans une profonde introspection et nous porter à nous poser de nombreuses questions. Cela se manifeste dès notre plus tendre enfance. Plusieurs psychanalystes du 20e siècle ont donné leurs avis sur la question. Pour Freud, la fille grandit dans une certaine frustration due au manque du pénis, tandis que le garçon est angoissé parce qu’il est envahi par un sentiment de castration.

Toutefois, l’observation comparative de l’autre ne se fait pas uniquement entre mâle et femelle. Vue toute la multitude de facteurs de différence qui distinguent les personnes entre elles, même lorsque les sexes sont pareils, une file ou une femme regardant l’autre, peut éprouver différents sentiments vis-à-vis d’elle-même, par rapport à l’observée.

Plusieurs aspects différencient un bébé d’une fille, d’une adulte. Les traits féminins (seins développés, silhouette) n’étant pas encore assez visible, se rapproche nettement du petit garçon. On verra la différence que lorsqu’on aura regardé entre ses cuisses, qu’on aura vu un petit vagin qui (sans les poiles) ressemble à une paire de fesses en miniature.

Je grandis. Je deviens une fillette, une fille, une femme. Mes cheveux sont courts ou longs, noirs, roux, châtains, blonds. J’ai les yeux grands, petits, noirs, marrons, bleus, verts, gris. Le nez énorme ou petit, plat ou pointu. La poitrine généreuse ou pas. la taille fine ou ronde. Les jambes longues ou courtes, la peau poilue ou épilée, foncée ou claire. Les fesses plates ou développées.

Beaucoup de différence qui rend chaque personne unique et particulière. Cette particularité, qu’elle soit évidente ou insignifiante, nous distingue de l’autre, fait notre altérité, notre identité, donc objet de notre fierté.

Malheureusement, certaines personnes dissimule sa propre identité et cherche à ressembler à l’autre. En utilisant des produits souvent cancérogènes, éclaircissent leur peau, défrisent leurs cheveux, prennent ou perdent du poids. Faire ce que l’on désire de son corps peut être une expression de liberté. Mais transformer son corps juste pour être comme l’autre peut également être un complexe d’infériorité. Dans ce cas, c’est très dangereux.

Je connais mon corps au feminin pluriel