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D'Elles

Je connais mon Clitoris

5 Février 2014, 17:52pm

Publié par Darline Gilles

Cette partie, quoiqu’identifiée par une pléiade d’appellations: bouton d’amour, bouton de rose, bouton du plaisir, berlingot, petit haricot, fraise, framboise, est la moins connue du corps féminin. Les raisons religieuses, sociales et culturelles de cette méconnaissance, disons le, sont aussi nombreuses que les poils qu’une femme peut avoir sur le mont de venus. Mais, bien sûr, on a tous et toutes, au moins une fois, entendu parler du plaisir que ce petit bouton magique peut assurer. Cela n’est-il pas suffisant de susciter notre curiosité, et chercher à effacer les mystères qui l’entourent ?

L’anatomie du clito, organe du plaisir

Le clitoris se découvre juste au sommet des petites lèvres. Il est entouré par un capuchon ou prépuce, un petit repli de qui protège le gland clitoridien. Il peut subir différentes interventions, comme : le piercing, la chirurgie esthétique pour le réduire quand il est trop développé. Il est moins sensible que le gland et la tige du clitoris.

Le gland clitoridien est formé d’une muqueuse de couleur rosée. Il mesure entre 7 mm et 1 cm de long pour un diamètre de quelques millimètres. Il se prolonge vers l’arrière par le corps du clitoris sur environ 5 cm. Il se divise en deux racines qui forment un V inversé longeant l’os iliaque, os situé au niveau de la hanche. C’est un organe érectile : il est beaucoup plus visible avec l’excitation sexuelle. Le gland du clitoris est prolongé par la tige ou racine. Cette partie est cachée par le capuchon. Elle longe l’os du pubis qui se trouve sous la surface du bas ventre, appelé couramment : mont du pubis ou mont de Vénus (chez la femme).

Le clitoris est la partie la plus sensible du corps de la femme. Il cumule entre 8 000 à 10 000 terminaisons nerveuses au niveau du gland (le penis en a que 6 000). Sa principale fonction, pour ne pas dire la seule, est de procurer du plaisir par des sensations fantasmatiques provoquées par des caresses : attouchements, fellations, frottements. C’est l’organe moteur de l’orgasme des femmes. Sa grande sensibilité est également due à sa vascularisation un peu spéciale, car très abondante. Il est vascularisé par : l’artère pudendale interne (qui fut appelé artère honteuse interne, dans le temps) qui fait passer l’afflux de sang nécessaire à l’érection ; la veine pudendale interne et la veine dorsal du clitoris.

Le clito, aux femmes toute la volupté

Comme nous l’avons souligné dans les premières lignes, le clitoris joue un rôle fondamental dans la sexualité des femmes. On ne peut présenter, même brièvement, ce petit organe sans mentionner ses vertus orgasmiques dans la sexualité féminine. Mais essayons de définir la sexualité elle-même, pour mieux cerner son importance dans notre vie. La sexualité est une pratique sociale, c’est-à-dire une façon de faire socialement transmise, pour déboucher sur des comportements sexuels ancrés dans l’identité de la personne. À noter qu’il peut y avoir de comportements sexuels sans aucune influence sociale et culturelle. Dans tous les cas, les comportements sexuels, qu’ils soient une confrontation entre deux corps de même sexe ou de sexe opposé, qu’ils soient des expériences avec soi-même, peuvent se présenter comme des moyens de découvrir son corps et chercher le plaisir, atteindre l’orgasme.

Dans la sexualité feminine, plusieurs types d’orgasme peuvent être identifiés. Mais l’orgasme clitoridien est le plus fréquent et le plus facile à avoir. D’ailleurs, ce n’est pas sans raison que des études montrent que la masturbation, une activité sexuelle aussi normale que les autres, pour 85% des femmes, est le meilleur moyen d’atteindre l’orgasme (le Nouveau Rapport Hite). La masturbation est, en effet la manière la plus évidente de passer du temps avec son clitoris et sentir toute la volupté que l’on peut avoir de ce bouton du plaisir. D’après certaines observations, la masturbation se développe dès la vie intra-utérine. Voici ce que nous avons lu de Giorgi G. et Siccardi M dans leur article titré ‘‘Ultrasonographic observation of a female fetus’ sexual behavior in utero’’ : « Nous avons récemment observé un fœtus femelle de 32 semaines [soit 8 mois] qui se touchait la vulve avec les doigts de la main droite. Les mouvements de caresse étaient centrés principalement sur la région du clitoris. Les mouvements s’arrêtaient après 30 à 40 secondes puis recommençaient après quelques minutes… » La stimulation du clitoris provoque rapidement l’excitation sexuelle qui précède un orgasme. Cette activité procure une sensation de jouissance intense qui affecte tout le corps et lui fait du bien. Et tout l’être connait un instant de bonheur et d’apaisement.

Encre de Michel Fingesten, 1923

Encre de Michel Fingesten, 1923