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D'Elles

NON (aux violences faites aux femmes)!

25 Novembre 2013, 18:00pm

Publié par PublicaD'Elles

Chaque seconde, de nos jours, en Haïti, le compte de la violence sur les femmes majore. En effet, elle —la violence sur les femmes — apparait sous différentes formes : physique, verbale. Il semble que la violence verbale faite aux femmes, est grandement en vogue si on tient compte de certains tubes, de certaines musiques faisant la une. Ce qui est malheureux, c’est que les femmes subissent cette violence sans qu’elles ne s’en rendent compte.

Il est un fait remarquable, connu par les passagers de l’aire métropolitaine, que partout dans les bus, plus précisément à Carrefour, Carrefour-Feuille et Nazon ; diffusent des chansons qui déshumanisent les femmes, les réduisant à une simple chose, un objet sexuel ou une prostituée. En fait, la dernière en date en est une preuve : fè wana mache. Ici, il s’agit de donner seulement un sachet de jus-Alaska à une fille pour la coucher…j’ignore l’interprétation intégrale. Aussi faut-il rappeler certains slogans malsains, des inepties découlant de ces tubes : bwè sa (l’obligation est faite à la fille d’avaler le sperme du jeune homme). En dépit de toutes ces atteintes à la dignité de la femme provenant de ces chansons, elles sont, paradoxalement, adorées, aimées par certaines femmes, surtout des jeunes. Faute d’éducation ! Incroyable. Insupportable. Inimaginable. Est-ce légitime ? Non. Mille fois non. Le constat général est l’apathie des autorités ainsi que les organisations, les associations féministes, entre autres, la société civile face à toutes ces insultes (avanies, offenses, injures). Aucune mobilisation. Comme si de rien n’était : les musiques continuent à diffuser en pleine journée.

En somme, toutes ces chansons (fè wana mache et autres) sont des atteintes —passées sous silence— à la dignité de la femme. Je condamne avec la plus grande rigueur ces musiques qui outragent les femmes, les réifient. Je suis opiniâtrement convaincu que la violence sur les femmes, sur quelque soit la forme, est un obstacle à une société où les femmes ont non seulement des devoirs, mais aussi des droits. Cela —la violence faite aux femmes— doit être proscrite. Oui à une société où le sexisme, la hiérarchie sexuelle (phallocratie) n’y sont pas ; non à une société où les femmes n’ont que des devoirs. Et je supporte de tout moi-même, la campagne que l’organisation féministe D’Elles lance contre la production et la diffusion de ces chansons.

Par Woodly Noel

Gagnant de la 1ere edition

"Que sais-tu d'elles?"

Rubrique: Je pense donc j'ecris (PublicaD'Elles, septembre-novembre 2013)